NOUS ÉTIONS JEUNES - sortie le 24/07/2026
De : Binka Jeliazkova
Avec : Dimitar Buynozov, Rumyana Karabelova, Lyudmila Cheshmedzhieva
Bulgarie, 1961, vostf, 110 min
zone 2, N&B,
Indisponible à la vente actuellement
Bulgarie, 1941. Des jeunes gens ordinaires, qui appartiennent à la ligue de la jeunesse ouvrière, organisent un commando de résistants contre les forces nazies. Alors que les préparatifs d'un attentat se précisent, Dimo et Veska, sont attirés l’un par l’autre. Mais l'étau se resserre autour de leur groupe. Comment protéger son innocence et sa capacité d'aimer dans une situation où chaque instant, chaque geste, chaque regard peut vous perdre ?
Après la censure de son tout premier long-métrage, Nous étions jeunes est le premier film de Jeliazkova à sortir en salles. Alliant le mélodrame au film politique, le film noir au néo-réalisme, elle brasse les genres et dépeint une société bulgare meurtrie par la guerre et le nazisme, de plus en plus contaminée par le soupçon et la paranoïa. Mise en scène aérienne et généreuse proche de celle de Kalatozov, acuité politique, noirceur du récit et sensibilité mélodramatique, le film poursuit le geste critique dépeignant les relations humaines avec humanisme, n’ayant pas peur de montrer ce qui abîme les idéaux révolutionnaires.
« Jeliazkova se joue des règles, n’en suivant qu’une : faire confiance à la puissance de l’art
et du cinéma pour enchanter le réel. » Télérama
Première femme cinéaste bulgare, Binka Jeliazkova (1923-2011) réalise son premier long-métrage avec son compagnon Hristo Ganev en 1957. Ayant pris le maquis dès ses 20 ans contre l’occupant nazi, ses films sont traversés par son expérience militante. Son style avant-gardiste et engagé participe à l’avènement d’une « nouvelle vague bulgare ». Mais sa carrière ne sera qu’une longue bataille pour exister, d’abord face à la censure féroce de son propre pays, puis face à l’invisibilisation de son œuvre, malgré de prestigieuses sélections en festival. Cette filmographie d’une rare beauté plastique et d’une grande qualité de mise en scène en font une figure phare du cinéma européen.
 BONUS Â
• Interview avec Eugénie Zvonkine, pastille AFCAE (5 min)
Golden Prize Festival de Moscou 1961