3 JOURS ET UN ENFANT

De : Uri Zohar

Avec : Shai Oshorov, Oded Kotler, Yehoudit Solla
Israël, 1967, 80 mn
Zone 2, N&B, VOSTFR, Scénario : Uri Zohar, Dan Ben-Amotz, David Gourfinkel, Amazia Haioni, d’après la nouvelle de A.B. Yehoshua
Photographie : David Gourfinkel
Montage : Jacques Erlich
Musique : Dov Zelzer
Réalisation : Uri Zohar
15.00 €


Tourmenté par le souvenir douloureux d’un premier amour, un étudiant se voit confier pendant trois jours la garde de l’enfant d’une femme qu’il a aimée. Durant ces quelques jours passés ensemble, il reporte sur l’enfant les sentiments d’amour et de haine qu’il ressent encore pour cette femme.

S’inspirant des modes de narration du Nouveau Roman et de certaines œuvres d’Alain Resnais Trois jours et un enfant – adapté d’une nouvelle d’A.B. Yehoshua – est construit comme un monologue intérieur où le présent et le passé, le rêve et la réalité se mêlent au rythme entraînant d’une bossa-nova. Invisible depuis près de 50 ans, cette œuvre bouleversante d’une modernité saisissante renaît enfin.

Enfant terrible du cinéma israélien et icône de la bohème de Tel-Aviv, Uri Zohar devient avec Un trou dans la lune (1964) le chef de file de la nouvelle vague israélienne (la Nouvelle Sensibilité). Consacré à Cannes avec Trois jours et un enfant (1967, Prix d’interprétation masculine), il a littéralement inventé le cinéma israélien moderne et rencontré d’énormes succès publics via des comédies devenues cultes pour, au milieu des années 70, devenir rabbin ultra-orthodoxe, aux antipodes de la liberté de son cinéma…

Bonus : livret 16 pages + Histoire du cinéma israélien de Raphaël Nadjari (extrait 1) • Conférence d’Ariel Schweitzer à la Cinémathèque française (extrait 1)

« Une carrière fulgurante, faite de gestes d’auteur et de grands succès populaires » Charlotte Garson, L’ARCHE
« C’est un petit miracle de voir cette oeuvre quasi oubliée revenir sur les écrans français » Ariel Schweitzer, LES CAHIERS DU CINEMA

Prix d'interprétation masculine - Festival de Cannes 1967