BELGISCH CONGO BELGE

De : Gerard De Boe, André Cauvin & Ernest Genval

Belgique, PAL, LIVRE - DVD - 138 + 138 min
toutes zones,


Indisponible à la vente actuellement


Langues : néerlandais, français
Sous-titres : néerlandais, français, anglais

Il fut un temps où les ambitions coloniales dominaient la politique officielle de la plupart des grands pouvoirs. Un temps aussi où des milliers de Belges quittaient le pays pour l'Afrique centrale. Le Congo belge a non seulement suscité une abondante littérature, mais a aussi inspiré de nombreux réalisateurs.
À l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance du Congo, la Cinémathèque royale publie – en collaboration avec le Musée royal de l'Afrique centrale (Tervuren), le Centre d'Études et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGES) et la VRT – un double DVD avec 15 films réalisés par les trois « cinéastes coloniaux » les plus importants : Gérard De Boe, André Cauvin et Ernest Genval. Leurs films illustrent différentes périodes et aspects de l'ancienne colonie belge. En pionnier, Ernest Genval commence à filmer la réalité coloniale vers 1925. À partir de 1937, Gérard De Boe prend le relais et nous offre une œuvre riche et singulière. André Cauvin boucle l'édition avec son film le plus connu, Bwana Kitoko, témoignage passionnant réalisé en 1955 lors du premier voyage du roi Baudouin sur le continent noir. Cinq ans plus tard, le Congo découvrait l'indépendance.
Dans le livre qui accompagne les DVD, la vie et l'œuvre de ces réalisateurs sont documentés par Patricia Van Schuylenbergh, Florence Gillet et Grace Winter.

Langues : néerlandais, français
Sous-titres : néerlandais, français, anglais


DVD 1

LA LEPRE (Gérard De Boe, 1938, 0'24'')
L'administration du Congo belge entend combattre les dégâts causés par la lèpre. L'idée est de rassembler les malades dans des villages afin de limiter les risques de contagion. Le film retrace le quotidien d'une colonie agricole de lépreux. Malgré leurs moignons, les lépreux s'acquittent des tâches quotidiennes. Les religieuses prodiguent les soins et les missionnaires diffusent le message religieux au sein de la colonie. Le commentaire du film se termine sur une note optimiste : les difficultés ne ternissent pas l'ambiance générale et la joie de vivre est bien réelle.

ÉLITE NOIRE DE DEMAIN (Gérard De Boe, 1950, 16'16'')
Hommage rendu aux qualités de l'enseignement donné par les missionnaires. Discipline, rigueur et acquisition des connaissances sont imposées pour transmettre les responsabilités aux jeunes Congolais. Une courte introduction est consacrée à l'éducation des filles, destinée à former les futures épouses. Côté garçons, les coups de clairon fragmentent la journée. Toutes les activités sont surveillées par un père blanc vigilant : gymnastique, travaux agricoles dans la palmeraie, exercices de menuiserie et de poterie. Le diplôme de primaire en poche, les étudiants peuvent entrer à l'école moyenne, secondaire ou professionnelle, comme, par exemple, l'École supérieure agricole d'Alberta. Ils seconderont le personnel européen des plantations.

PÊCHEURS WAGENIA (Gérard De Boe, 1952, 13'34'')
Un panorama du Stanleyville moderne plonge le spectateur au cœur de la ville – vue générale du port, avenues, villas et aéroport. Plus loin dans la province, près des Stanley Falls, vivent les pêcheurs Genia, protagonistes du film. Les Genia édifient de grands échafaudages de perches et de traverses face aux rapides. Les nasses posées au milieu des chutes récoltent une pêche abondante que les pêcheurs viennent récupérer deux fois par jour. De Boe ne cache pas son admiration envers l'adresse et l'ingéniosité des Genia.

MANGBETU (Gérard De Boe, 1954, 30'10'')
Documentaire en partie reconstitué sur la culture traditionnelle des Mangbetu. La hiérarchie tribale et les rites sont présentés en détail. L'étiquette est de mise et le respect au chef imposé. Les Mangbetu se distinguent par un goût prononcé des décorations et un souci de la parure. Ils préfèrent au tissage la fabrication de pagnes en écorce de figuier battue et pratiquent l'allongement de la boite crânienne chez les plus jeunes. Les femmes arborent une coiffure élaborée dite « en corbeille », ornée d'épingles en ivoire. Le film se termine par les chants et danses qui accompagnent les fêtes Mangbetu.

LOVANIUM (Gérard De Boe, 1959, 08'17'')
Sur le plateau de Moamba près de Léopoldville, l'Université Catholique de Louvain a fait construire l'université interraciale de Lovanium. Le film suit la construction du complexe (villas des professeurs, dortoirs pour étudiants, bâtiments facultaires). Il expose également le type d'enseignement donné, ainsi que les facilités prévues à cet effet (laboratoires, ateliers, salles de loisir et restaurant universitaire).

FORMATION DU PERSONNEL MEDICAL (Gérard De Boe, 1955, 10'05")
En 1949 est fondé au Kasaï le centre d'enseignement médical de Kalenda. Le centre forme des infirmiers, des microscopistes et des assistants médicaux. Un dispensaire jouxte l'école, permettant ainsi l'application pratique du cursus. En deuxième partie du reportage, c'est au tour de l'école d'infirmières de Mikalaï de fournir une formation médicale appropriée aux jeunes filles désireuses d'apprendre le métier.

LE JARDIN DU FRERE GILLET (Gérard De Boe, 1957, 09'02'')
Arrivé en 1893 au Congo, le missionnaire Justin Gillet crée le jardin botanique de Kisantu auquel il consacre toute son énergie jusqu'à sa mort en 1943. A la fois jardin botanique, potager et terrain expérimental, le parc possède de nombreuses espèces indigènes. Parmi les arbres et plantes filmés : palmiers, bambous géants, teck, plantes aquatiques, orchidées, gingembre, mangoustans et noisetiers brésiliens. Dans le prolongement du travail de Gillet est créée en 1951 la Coopérative des agriculteurs de Kisantu, où différentes variétés de légumes sont cultivées.

SOEURS CONGOLAISES (Gérard De Boe, 1958, 09'17'')
La maison de formation des Sœurs Dominicaines de Ste Catherine de Sienne compte une cinquantaine de religieuses, toutes congolaises. Situé à Niangara sur le fleuve Uele, le bâtiment vit au rythme de la congrégation : entretien du poulailler, labeur dans les champs, tâches ménagères et gestion bureautique. Les sœurs s'essaient au football, en guise de détente. Certaines enseignent dans les écoles des environs et donnent des conseils pratiques aux mères congolaises.

EN 50 ANS (Gérard De Boe, 1958, 20'35'')
Le film commémore 50 ans de colonisation dans le Haut-Katanga. Le commentaire évoque une population « figée dans l'immobilisme » qui doit être initiée aux nouvelles technologies. Des travailleurs du Ruanda-Urundi atterrissent à l'aéroport d'Elisabethville pour travailler dans les mines. Ils sont d'abord emmenés vers des camps d'acclimatation et ensuite relogés dans des cités ouvrières. Tout l'héritage colonial est passé en revue (enseignement, hôpitaux, maternités, orphelinats) et se termine en fanfare.

ELLE SERA APPELEE FEMME (Gérard De Boe, 1953, 11'39'')
Film préféré du réalisateur. Sur un commentaire composé de textes bibliques, le film fait défiler un ensemble de sculptures et d'objets sculptés. Pour l'essentiel, il s'agit de statuaire féminine. Femmes au travail, femmes enceintes, femmes et enfants sont illustrées. Une série d'objets quotidiens boucle la présentation : appuie-tête, chaises, peignes, pipes, instruments de musique et bâtons de chef.

DVD 2

BWANA KITOKO (André Cauvin, 1955, 77')
Tourné en 1955, le film célèbre le voyage officiel du roi Baudouin au Congo et au Ruanda-Urundi. A la différence du film LE VOYAGE ROYAL, du même réalisateur et consacré au même voyage, BWANA KITOKO ne restitue pas chronologiquement la visite du roi ; le film s'attarde davantage sur certaines étapes et sert de prétexte pour plonger le spectateur au coeur d'une Afrique traditionnelle. Dès son arrivée à Léopoldville, le jeune souverain est accueilli par le Gouverneur général du Congo, Léon Pétillon, et par le Ministre des Colonies, Auguste Buisseret. Sur le chemin de l'aéroport à la ville, des arcs de triomphe surmontés de Congolais ont été érigés en son honneur. Des danseurs et musiciens s'exécutent et les femmes ont revêtu, pour l'occasion, un pagne à l'effigie du roi. D'emblée, le réalisateur insiste sur le côté festif et heureux de la venue de Baudouin. Populations locale et coloniale jubilent à chaque passage du convoi royal. La visite se poursuit. D'autres sites sont au programme : le Stade Baudouin de Léopoldville ; le port de Matadi et une promenade en bateau avec escale à Boma, Banana et Moanda, lieu de villégiature ; Coquilhatville et ses parterres de fleurs et de plantes ; Elisabethville où le roi est invité à poser la première pierre d'une église ; tour de la base militaire de Kamina et exploration de l'industrie naissante (fonderies de cobalt et de cuivre). Progressivement, la caméra d'André Cauvin s'éloigne du protocole officiel et fixe sur la pellicule les images d'un autre Congo. Les chefs locaux se sont rassemblés pour rendre hommage au roi et exhibent l'apparat de circonstance. L'excursion se prolonge dans les parcs naturels qui accueillent les hippopotames, les antilopes, les buffles et les éléphants. Cauvin profite d'un détour par la forêt équatoriale pour nous montrer les Pygmées qui y vivent. Plus loin dans le film, on assiste à la capture d'un okapi, par un ingénieux système d'enclos. Le convoi emmène le roi en Urundi et au Ruanda pour finalement s'arrêter à Stanleyville, dernière étape du voyage qui illustre l'ingéniosité des pêcheurs Genia. Le film se clôture par une régate organisée sur le fleuve. Les pirogues mettent le cap sur l'Elisabethville, d'où le roi, baigné par les rythmes des tamtams, regarde le spectacle.

DE BOMA A TSHELA (Ernest Gennval, 1926, 28'39'')
Genval explore la ligne ferroviaire qui relie Boma à Tshela, dans la région du Mayumbe. Le convoi passe à travers la végétation dense de la forêt vierge et s'arrête aux endroits
« stratégiques » : le domaine de l'Ursélia, (colonisation agricole de café, d'huile de palme et de cacao), la rivière Lubuzi et le nouveau pont qui l'enjambe et Tshela, destination finale, d'où sont expédiées les matières premières vers l'Europe. Un périple qui met en scène les rouages d'une organisation coloniale bien huilée et une main d'œuvre asservie.

OR (Ernest Genval, 1938, 15'23'')
Documentaire sur l'exploitation aurifère de la rivière Aruwimi. En première partie, tous les stades de l'exploitation sont illustrés : prospection dans les rivières et les rochers, forage, analyse chimique des échantillons, lavage, analyse de la teneur en or des minerais, extraction et traitement des minerais, triage et fusion en lingots. La deuxième partie est consacrée aux infrastructures sociales dont bénéficient les travailleurs noirs et aux avantages de la population blanche.

FONCTIONNEMENT D'UNE BOURSE DE TRAVAIL (Ernest Genval, 1926, 05'06'')
Les « bourses de travail » sont des centres de recrutement qui enrôlent les travailleurs noirs en quête d\'un emploi. La B.T.K., Bourse du travail du Kasaï, centralise les nouvelles recrues à Matamba. Des hommes et des femmes défilent devant les inspecteurs blancs avant de passer un sévère examen médical. Seuls les plus robustes seront retenus. Les « élus » reçoivent des couvertures et des pagnes ainsi qu'une ration alimentaire. Ils sont ensuite logés dans des baraques en brique.

AVEC LES HOMMES DE L'EAU (Ernest Genval, 1938, 12'45'')
Un voyage en bateau tout au long du fleuve Congo : départ de Léopoldville, à bord du Berwinne qui fait escale dans un village pour s'alimenter en bois de combustion. Ravitaillé, il reprend la route, sous les yeux d'une population congolaise en liesse, restée sur les berges du fleuve. Il croise au passage des pirogues et surprend les « hommes de l'eau » au quotidien : pêche, chasse au crocodile, découpe et salaison de la viande d'hippopotame.




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BELGISCH CONGO BELGE bande annonce
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