COFFRET CLASSIQUE DU CINEMA HONGROIS - dispo 12/12

De : Collectif

Hongrie, 1966-1977,
Zone 2,


Indisponible à la vente actuellement


Coffret classiques du cinéma hongrois (5 films)

La collection hongroise rassemble, souvent en première mondiale en DVD, les chefs-d’oeuvre du cinéma hongrois de la fin des années 50 au début des années 70. Masters restaurés, nouveaux sous-titres et livrets d’analyse inclus. Le cinéma hongrois a alors vécu son âge d’or, avec l’éclosion d’une série de grands maîtres, mais les films furent ensuite pour la plupart bloqués dans leur pays jusqu’à aujourd’hui.

LES GARÇONS DE LA RUE PAUL Zoltan Fabri
110 mn •1968 • Couleur • VOSTF
Nomination Oscar du meilleur film étranger 1969

Budapest, début du XXe siècle. Une bande de jeunes garçons se retrouve tous les après-midis sur un vaste terrain vague en pleine ville. Ce terrain de jeu, c’est leur empire. Mais il est convoité par une bande rivale, les Chemises Rouges, plus grands, plus forts, et bien décidés à se l’approprier.

La splendeur de la photographie, la qualité de l’adaptation, la mise en scène subtile de Fábri font de ces histoires d’enfants traversées par l’amitié, la guerre et la mort une oeuvre impressionnante. Cette coproduction américano-hongroise à gros budget, adaptation du roman de Ferenc Molnár, traduit en 20 langues, est captivante et bouleversante, grâce notamment à de jeunes acteurs anglais qui deviendront des stars.


UNE NUIT TRES MORALE Karoly Makk
110 mn •1977 • Couleur • VOSTF
Sélection officielle Festival de Cannes 1978

Jen? Kelepei est un étudiant pauvre mais heureux : la tenancière d’une maison de tolérance et ses pensionnaires l’ont pris sous leur protection. Lorsque sa vieille mère arrive en ville, celles-ci, pour cacher la réalité, transforment la maison de plaisirs en pension de famille...

Károly Makk, figure phare de la nouvelle vague hongroise, est soucieux d’explorer les nuances psychologiques de ses personnages, ne craignant pas d’aborder des sujets controversés, comme l’homosexualité féminine ou la prostitution. Comédie érotique baignant dans la nostalgie des maisons closes, cette comédie de boulevard est une réflexion sur la notion de moralité et dresse un portrait de l’intelligentsia hongroise du XIX siècle.

AH CA IRA ! Miklos Jancso
80 mn • 1968 • Couleur • VOSTF
Un passionnant inédit de Miklós Jancsó

Hongrie 1947. La rencontre de lycéens du public avec ceux d’un collège catholique, encadrés par des prêtres, suscite le dialogue, mais les divisions prennent vite le dessus... Les autorités communistes font cesser cette tentative et arrêtent les élèves catholiques…

La stylisation de la narration, typique du cinéma de Jancsó, possède un contenu fortement métaphorique : plus le pouvoir est absolu, plus il corrompt. Conçu comme un ballet où chaque geste a une signification politique précise, le symbolisme des images et des couleurs répond à celui de la bande sonore, poème d’une beauté absurde, choc de déclarations enflammées et de chants entonnés en chœur.


LE SAC Pal Zolnay
82 mn • 1966 • N&B • VOSTF
Une petite perle à redécouvrir

Simon, jeune sociologue, interrompt brusquement ses vacances et se rend dans son village natal, auprès de sa mère adoptive. Il est accueilli avec joie, mais aussi avec des reproches, car il n’est pas revenu depuis plus de dix ans, et ne sait même pas que son père adoptif est mort, deux ans auparavant.

Pál Zolnay est très sensible à la poésie naturelle du quotidien. Le Sac est à la fois une subtile fresque de la vie rurale hongroise et le récit d’une jeunesse insouciante qui se croit immortelle face à la vieillesse et ses angoisses. Réflexion pleine de nostalgie sur le temps qui passe, l’amour maternel et le besoin de racines, Le Sac est un film d’une grande beauté et d’un authentique humanisme.

DIX MILLE SOLEILS Ferenc Kosa
110 mn • 1967 • N&B • VOSTF
Prix de la mise en scène Festival de Cannes 1967

La vie d’István Széles et Fülöp Bánó, simples paysans, sur trente ans (dix mille jours, dix mille soleils). Depuis les années trente jusqu’aux bouleversements de 1956.

Basé sur des témoignages recueillis auprès de centaines de paysans, il décrit la vie dans les campagnes hongroises, de l’avant-guerre à l’après 1956. Il recevra son visa d’exploitation deux ans après le tournage. Dix mille soleils reprend le meilleur de la tradition populaire hongroise, riche en contes et chansons, où l’on se défend de la pauvreté par la beauté de l’expression. Hommage lyrique et adieu aux croyances séculaires, le film est considéré comme un chef-d’oeuvre dès sa sortie.