Crin Blanc / Le Ballon Rouge

De : Albert Lamorisse

Avec : Alain Emery, Jean-Pierre Grenier, Pascal Lamorisse,Georges Sellier
France, 1953 / 1956, 40 min / 36 min
Zone 2, Noir et Blanc / Couleur,


Indisponible à la vente actuellement


Restauration digitale de l'image et du son

COFFRET 2 FILMS

Crin Blanc
1953 - 40 minutes – Noir et Blanc
Au sud de la France, il est un pays presque désertique appelé La Camargue. Crin-Blanc est un magnifique étalon, chef d'un troupeau de chevaux sauvages, trop fier pour se laisser dompter par les hommes. Seul Folco, un petit pêcheur, réussira à l’apprivoiser. Une profonde amitié va naître entre l’enfant et le cheval. Ensemble, ils partiront à la conquête d'une liberté que les hommes leur refusent...

Prix Jean Vigo, 1952.
Grand Prix du meilleur court-métrage, Festival de Cannes 1953.
Prix du Centre International de l'Enfance
Grand Prix de la Critique Polonaise


Le Ballon Rouge
1956 - 36 minutes - Couleur
C’est l’histoire d’un petit garçon et d'un ballon magique. Dans le Paris des années 50, un petit garçon libère un ballon accroché à un réverbère. À la surprise des habitants du quartier, suscitant la convoitise des autres enfants, le ballon rouge va le suivre partout dans les rues de la capitale...

Palme d'Or du court-métrage, festival de Cannes 1956.
Oscar du meilleur scénario, 1956
Prix Louis Delluc, 1956


Présentés à la Quinzaine des réalisateurs lors de la 60ème édition du festival de Cannes, en 2007.


Albert Lamorisse demeure un réalisateur honteusement méconnu et un artiste ayant su construire son propre univers débordant de candeurs et de poésies. Il connaît le succès en 1952 avec son second moyen-métrage Crin Blanc, où il parvient à valoriser autant le scénario que les prises de vue et à accumuler les scènes cultes. La force de sa thématique et la beauté des paysages inculquent une réelle atmosphère à sa pellicule. Crin blanc rencontre un certain engouement de la part des critiques mais le réalisateur connaît l’apogée filmographique avec Le Ballon Rouge, sa troisième réalisation, celle qui fut la plus adulée dans le monde et où il mettra à jour toute la puissance de son talent. Cette fable qui a charmé un large public aux cours des décennies, touche la pureté de l’enfance même, mais aussi sa cruauté. Lamorisse nous plonge dans un Paris ternis par les ciels gris et les immeubles sans tons. Cette toile de fond fait alors contraste avec ce ballon d’un rouge vif, instaurant un peu de gaieté dans ce paysage urbain et symbolisant le monde colorée de notre jeunesse.

Deux films cultes qui ont fait rêver des millions de jeunes - et de moins jeunes - au cours des décennies, et qui ont gardé leur beauté époustouflante grâce à une restauration et une édition dvd de qualité. Le rouge n’a jamais été aussi rouge, le blanc jamais aussi blanc !


"Béni soit le distributeur Gebeka de ressortir dans des copies entièrement restaurées ces deux indissociables diamants de poésie, d'humour et de sensibilité.(...) Deux poignantes paraboles sur la solitude de l'enfance au charme indélébile."
TéléCinéObs

« Electron libre du cinéma français, (Le Ballon Rouge) est et restera ce qu’il fut dès sa sortie: l’un des plus beaux films du monde. Envolez-vous avec lui ! » L’Ecran Fantastique

"Ce serait péché de ne pas emmener vos enfants voir le Ballon rouge . À la fin des années 1950, des millions de gamins ont rêvé sur ce ballon qui n'en fait qu'à sa tête dans les rues de Ménilmontant. La poésie est souvent au coin de la rue. Elle commence ici à un coin de réverbère, quand un petit garçon détache ce ballon rouge qui ne peut plus voler. Voilà ce que nous dit ce petit bijou de 36 minutes : il faut détacher les ballons, comme il faut ouvrir la cage aux oiseaux. Par la seule grâce, la simple liberté de leurs mouvements, ils vous le rendront au centuple. Le contrôleur du bus interdit les ballons ? Qu'à cela ne tienne : le ballon suivra le bus jusqu'à l'école du garçon. Il n'y a que celui-là qui comprenne qu'on ne lui met pas le grappin dessus, qu'il faut le laisser flotter, qu'à cette seule condition, il vous accompagnera et vous emportera jusqu'au bout du monde. Mais les enfants, ou le monde, sont cruels. Ce qui est à vous doit être à eux. Ah, la mort du ballon rouge, dans ce Ménilmontant aux terrains vagues, aux maisons en ruines, qui lui-même a disparu depuis longtemps ! On ne peut pas l'oublier, comme on ne peut pas oublier que dans L'École des femmes , le petit chat est mort. Mais il y a une vie après la mort du ballon. On ne vous dira pas laquelle. Le monde d'Albert Lamorisse était étrange. On aurait dit qu'il n'était justement pas de ce monde, qu'il n'y avait pas de place pour cet homme qui fit du cinéma en rêvant sur un objet. Bien sûr, ce Lamorisse n'est pas tombé du ciel. On devine Tati ou Chaplin, mais il y a chez Lamorisse un désir d'ailleurs et d'infini à nul autre pareil. Curieux que cet homme soit mort, finalement, d'un accident d'hélicoptère en Iran. C'était en 1970.

Avant le Ballon rouge , il y avait eu Crin blanc . Trois ans plus tôt, en 1953. Qui n'a jamais vu passer dans la Bibliothèque verte, puis à l'École des loisirs, ce récit de Camargue où un magnifique cheval ne se laisse pas dompter, sinon, du bout des lèvres, par un enfant ? Avant les ruelles de Ménilmontant, il y a eu les rizières et les manades de Camargue, mais au fond, Crin blanc et Ballon rouge racontent exactement la même histoire de liberté, avec cette même méfiance pour les adultes, cette même aspiration aussi pour une fusion, une dissolution dans les éléments. Lamorisse avait eu l'idée de Crin blanc avec Denys Colomb de Daunant, figure mythique de la Camargue, photographe, écrivain (les éditions Au Diable Vauvert ont publié quelques-uns des manuscrits qui dormaient dans son garage), ami d'Hemingway, qui fit de son mas Cacharel un lieu de vie, de partage. C'est avec les chevaux de Colomb de Daunant que Lamorisse a tourné ses scènes spectaculaires de dressage et de combat."
Le Point

« A l'opposé de l'anthropomorphisme puéril de Disney […] les films de Lamorisse sont des contes oniriques qui misent sur l'intelligence et la sensibilité du jeune public. » Télérama

"Dans le registre du come-back, deux films, très présents dans la mémoire affective des adultes: Le Ballon rouge, palme d’or à Cannes en 1956, et Crin blanc, grand prix à Cannes en 1953. Filmés à hauteur d’enfant, ces deux moyens-métrages d’Albert Lamorisse sont des histoires où magie et réalité se confondent. Par leur valeur documentaire, ils témoignent d’un monde aujourd’hui disparu : celui d’un Paris d’après-guerre et celui d’une Camargue déserte et sauvage. Par leur facture, ils renvoient à une écriture et des techniques cinématographiques (prise de son, montage, trucage) qui contrastent avec les films d’aujourd’hui. Si « le travail du temps » sur la pellicule a laissé quelques traces, il n’a aucune incidence sur la qualité des scénarios. La quête d’indépendance des héros reste impérissable. Ces projections peuvent être l’occasion, pour les enfants, d’exercer un regard critique sur de beaux objets de mémoire."
Figaroscope

Compléments:
Portrait d'Alain Emery (comédien principal de Crin Blanc):D'hier à aujourd'hui
Portrait de Pascal Lamorisse (comédien principal de Ballon Rouge):D'hier à aujourd'hui
Photos de tournage


SORTIE LE 28 AVRIL 2008





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Crin blanc
envoyé par malavidafilms