ETERNAL LOVE

De : Ernst Lubitsch

Avec : John Barrymore, Camilla Horn
USA, 1929, PAL, 4/3 - 80 mn
zone 2, N&B, muet avec musique originale et bruits additionnels d'époque
5.00 €


ETERNAL LOVE, réalisé en 1929, est le dernier film muet d’Ernst Lubitsch. Pas tout à fait muet : il comporte une musique originale et des bruits additionnels. Des partitions originales furent écrites pour ses derniers films muets, annonçant ainsi l’importance de la musique et l’aisance de Lubitsch dans le passage au parlant.
Le film était jusqu’à il y encore peu de temps invisible. Nous découvrons ainsi avec la restauration d’ETERNAL LOVE un chaînon manquant dans l’œuvre de Lubitsch.

La « Lubitsch touch » est un terme créé pour évoquer la finesse de la mise en scène de Lubitsch à partir de ses films parlants, dès 1931, avec THE LOVE PARADE. Mais la généalogie de cette œuvre se retrouve dans toute la période muette de Lubisch, depuis ses débuts, sa période allemande, en passant par la période américaine. ETERNAL LOVE annonce la « Lubitsch touch », il s’insère dans la trajectoire de l’œuvre, juste avant l’élaboration d’une forme toute personnelle de comédie musicale qui le rendra célèbre.

C’est en décembre 1922 que Lubitsch quitte l’Allemagne pour l’Amérique, sans savoir qu’il n’y retournera qu’en de très brèves occasions.
Entre 1924 et 1926, il enchaîne 6 comédies de mœurs pour la Warner, les fameuses sex-comédies.
Alors qu’en 1926 , il est déjà un des réalisateurs les plus côtés de Hollywood, il rentre dans une période de turbulence dû à l’incertitude de son passage dans un autre studio.
Il réalise trois drames durant cette période: THE STUDENT PRINCE, en 1927, pour la MGM.
THE PATRIOT, en 1928, pour la Paramount
Quant à ETERNAL LOVE, il le réalise pour les Artistes Associés, Lubitsch étant « prêté » par la Paramount.

Le film se déroule dans les Alpes Suisses, en 1805, lors des campagnes napoléoniennes. Lubitsch a acquis sa notoriété de grand cinéaste, notamment aux Etats-Unis, par une série de grands films historiques : MADAME DU BARRY, en 1919, ANNA BOLEYN en 1920, LA FEMME DU PHARAON en 1921.
Il passe alors pour un maître des scènes de foule, par laquelle commence justement ETERNAL LOVE. L’art de Lubitsch tient d’une parfaite maîtrise et d’une cohérence entre la chorégraphie de la foule, la mise en espace, la succession des cadrages et les mouvements de camera.

Bonus : Extrait du CHAINON MANQUANT (30 mn), analyse du film




Voir un extrait en vido :

Ext Eternal Love
envoyé par malavidafilms