LA BELGIQUE 2

De : Bernard Dartigues

Avec : Philippe Caubère
France, 2007, PAL, 16/9 - approx 12 heures
zone 2, Couleur, stereo écrit, mis en scène et joué par Philippe Caubère
Trois films de Bernard Dartigues
Image : Pascal Caubère
Son : Jean–Louis Richet et Philippe « Luigi » Olivier
Produit par Véronique Coquet pour LA COMEDIE NOUVELLE
Co-produit par MELOCARTOON
26.00 €


LE CHAMP DE BETTERAVES, LE VOYAGE EN ITALIE et LE BOUT DE LA NUIT, parties 9, 10 et 11, terminent le « Roman d’un Acteur » , composé de 11 pièces, écrites, mises en scène et jouées par Philippe Caubère, épopée tragique et burlesque, héroïque et naïve, qui relate la vie et l’apprentissage théâtrale de Ferdinand Faure, double théâtral de l’auteur.

LE CHAMP DE BETTERAVES, LE VOYAGE EN ITALIE et LE BOUT DE LA NUIT composent La Trilogie Belge qui raconte l’errance de Ferdinand au pays des betteraves après l’échec de « Lorenzaccio » au Palais des Papes.
Jouées pour la dernière fois en 1994, et enregistrées à cette même occasion, ces pièces aujourd’hui mythiques sont enfin disponibles en DVD dans une édition d’une parfaite qualité technique.

EN BONUS , assistez également aux répétitions, à des interviews exclusives de Philippe Caubère, Bernard Dartigues et Philippe Olivier, ainsi qu'au « Dom Juan » filmé en 1977 par Jacques Pibarot, à propos duquel Philippe Caubère fait la présentation suivante : « Ce film en super 8 de Jacques Pibarot, perchman du film MOLIERE d'Ariane Mnouchkine, a été réalisé en 1977 pendant les représentations du « Dom Juan » de Molière que j'ai mis en scène tout de suite après le tournage. J'ai collaboré très étroitement à son montage, comme le montre en détails l'une des dernières séquences du « Bout de la nuit » , spectacle écrit et réalisé presque 15 ans plus tard. C'est bien la preuve flagrante que, contrairement à ce que l'on pense souvent, je n'invente rien de ce que je joue! Je ne fais que rapporter. Je ne suis pas un « créateur » , seulement un messager.
« L'imagination, c'est la mémoire » disait Picasso…  »

DVD1: LE CHAMP DE BETTERAVES
DVD2: LE VOYAGE EN ITALIE
DVD3: LE BOUT DE LA NUIT
DVD4: Coulisses

LE CHAMPS DE BETTERAVES
Après les vacances, on rentre à la Nouvelle Belgique. A l’Atelier Théâtral, la situation est sérieuse. Après l’échec de « Lorenzaccio » en Avignon, la tournée s’effondre. Seule la Belgique veut bien continuer à les laisser « rayonner ». Ferdinand et Bruno se retrouvent sans logement, obligés de battre la campagne pour trouver où dormir. Les « trois sœurs », comédiennes éminemment parisiennes, débarquent dans le champ de betteraves. Plutôt que des personnages de Tchekhov on dirait des sorcières de Macbeth. Arrivent Ariane et son Théâtre du Soleil qui ressemblent, eux, à des figures de cauchemar. Une soirée réunit tout le monde, où le cauchemar devient réalité et où l’on finit par chanter « Les Feuilles Mortes » en signe d’adieu, car il n’y a décidément plus rien d’autre à faire…

LE VOYAGE EN ITALIE
Ferdinand annonce à Bruno qu’il a décidé de monter « Roméo et Juliette » à l’Atelier Théâtrale de la Nouvelle Belgique. Ca va coûter si cher qu’il ne sait comment l’annoncer à Armand Delbarre. Pour réfléchir à cela, il s’envoie en l’air avec Mademoiselle Petit-Jean. Parallèlement, il cherche à joindre Clémence qui parcourt l’Europe dans le sillage du grand Savary. On trouve un point de rendez-vous à Rome, le 17 septembre, lorsqu’on apprend soudain qu’un comédien du « Soleil » vient de se donner la mort. C’est la panique, on annule et on débarque à la Cartoucherie où l’on essaye en vain de faire la fête à la Mort. Deux heures plus tard, après avoir peu dormi, Ferdinand se retrouve à l’aéroport Charles-de-Gaulle. In extremis, il saute dans le premier avion qui part pour l’Italie. Arrivé à Rome, Clémence s’est trompée : on ne reste pas une heure de plus, il faut traverser la pleine du Pô pour aller jouer à Rimini…

LE BOUT DE LA NUIT
Le banquier Van der Beck invite la compagnie dans sa maison moderne au milieu des betteraves. On visite, on joue au badminton et on signe le Livre d’Or, mais du mauvais côté : celui des acteurs qui n’ont pas de notoriété…Johnny est à Bruxelles, on va le voir chanter. Il parle avec l’accent belge et Baryton explique à nos héros effarés que le monde entier est belge, sauf les Marseillais…Jacques, perchman de MOLIERE, montre à Ferdinand des bouts de film en Super-8 qu’il a pris du « Dom Juan » à la Cartoucherie. Ebloui par ces quelques traces d’un passé déjà enfui, Ferdiand le convainc d’en faire un montage. Gontard, l’unique acheteur du film, laisse sur le répondeur tout neuf de Ferdinand de terribles injures. Ferdinand , qui s’en fout de Montpellier, se couche et s’endort. Il commence alors l’écriture d’une pièce de théâtre…Sur quoi ? Sur lui, sur le théâtre, sur sa vie…

« J’ai commencé par improviser LA BELGIQUE. En fait, j’ai commencé par ce qui a donné LES MARCHES DU PALAIS – le Festival de Cannes – et ce qui a suivi : la rupture avec ARIANE, et LA BELGIQUE. Mon projet de départ, qui n’était pas du tout de faire un spectacle seul, mais de faire un film, avec plusieurs personnages, c’était de raconter ARIANE OU L’AGE D’OR. Et j’avais cette phrase d’Ariane, qui est toujours dans ma tête : « Quand on veut traiter un sujet, il faut s’en éloigner tout de suite ». Il faut se mettre hors sujet d’emblée et attendre que le sujet vienne tout seul. Donc, je vais surtout pas attaquer par l’histoire du Théâtre du Soleil, je vais commencer par la fin. Assez vite, le personnage de Bruno a fait beaucoup rire mon frère Pascal, qui filmait tout ça en vidéo – j’ai fait ça devant Pascal et Véronique, qui prenait des notes – et je suis parti dans ce que j’appelle maintenant LA BELGIQUE, dans ces improvisations, sur l’Atelier Théâtral de Louvain La Neuve, mais pas du tout avec l’idée que ça allait être utilisé. Ca se développait, et en plus, c’était différent de la précédente improvisation, celle qui avait donné naissance à LA DANSE DU DIABLE… »




Voir un extrait en vidéo :

Le champs de betteraves
envoyé par malavidafilms