LA PISCINE - sortie le 24/07/2026
De : Binka Jeliazkova
Avec : Kosta Tsonev, Yanina Kasheva, Kliment Denchev
Bulagrie, 1977, Couleur, vostf -
zone 2,
Indisponible à la vente actuellement
Au lendemain de la douloureuse remise manquée de son diplôme universitaire, Bela, fille d’une journaliste star de la télé d’État, rencontre Apostol, architecte quadra et ancien partisan. Malgré l’écart d’âge, elle est intriguée par cet homme cultivé, mystérieux, ironique, parfois déconcertant, mais respecté par tous. Elle fait aussi la connaissance de son meilleur ami Boyan, ingénieur du son et trublion excentrique. Leur étrange amitié étonne. Elle passe d’ailleurs de plus en plus de temps avec eux...
La Piscine, co-scénarisé avec Hristo Ganev, est une réflexion existentielle au travers d’un triangle amoureux atypique. Jeliazkova s’intéresse ici à une nouvelle génération, pour qui la guerre et le communisme sont des sujets secondaires. Les personnages sont ambivalents et surprennent. Les hésitations de cette jeune femme moderne forment un itinéraire captivant entre présent et passé, tout en fustigeant la démagogie d’un régime politique. Binka fait preuve d'une virtuosité formelle qui caractérise tous ses films, irriguée ici par une fantaisie et un humour rares.
« Le triangle amoureux existentiel filmé avec élégance dans La Piscine (1977), récompensé par la médaille d’argent au Festival de Moscou, (...) confirme une fois encore la place qu’occupe Binka Jeliazkova parmi les cinéastes les plus éminents du cinéma d’auteur européen de l’époque. » Mariana Hristova
Première femme cinéaste bulgare, Binka Jeliazkova (1923-2011) réalise son premier long-métrage avec son compagnon Hristo Ganev en 1957. Son style avant-gardiste et engagé participe à l’avènement d’une « nouvelle vague bulgare ». Mais sa carrière ne sera qu’une longue bataille pour exister, d’abord face à la censure féroce de son propre pays, puis face à l’invisibilisation de son œuvre, malgré de prestigieuses sélections en festival. Bien que chacun de ses films soit singulier, Jeliazkova propose une œuvre aux thématiques récurrentes, marquée par des personnages féminins forts. Cette filmographie d’une rare beauté plastique et d’une qualité de mise en scène en font une figure phare du cinéma européen.
Médaille d'argent Festival de Moscou 1977