COFFRET CLASSIQUES TCHEQUES

De : Collectif

Tch�coslovaquie, 1964 - 1968,
Zone 2,
40.00 €


La collection tch�que rassemble pour la 1�re fois en DVD les films les plus brillants de la cin�matographie tch�que, en masters restaur�s, accompagn�s d�un livret d�analyse. Plus de 30 titres issus de la d�cennie miraculeuse 1962-1969 ont �t� �dit�s par Malavida, comptant les plus grands auteurs et les meilleurs films, avec des r��ditions r�guli�res.

LE MIROIR AUX ALOUETTES Jan Kadar & Elmar Klos
125 mn � 1965 � N&B � VOSTF
Oscar du Meilleur film �tranger 1966

1942, dans un village slovaque, sous le r�gime nazi, Tono, menuisier sans histoire, loin des id�es fascistes, accepte la g�rance d�une mercerie, appartenant � une vieille Juive, Madame Lautmannov�, totalement ignorante des nouvelles lois raciales� et sourde : elle le prend pour un assistant.

Point d�orgue de la carri�re du tandem Kad�r/Klos, LE MIROIR AUX ALOUETTES est un film phare des ann�es 60, terrible et �mouvante �vocation de la r�pression antis�mite pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fait partie de ces films qui jettent alors un regard nouveau, plus complexe, sur la guerre. Le film a �t� couvert de prix dans le monde entier.

MARKETA LAZAROVA Frantisek Vlacil
159 mn � 1967 � N&B � VOSTF
�lu Meilleur film tch�que de tous les temps (Karlovy Vary 1994)

Boh�me, XIII�me si�cle. Christianisme et paganisme s�affrontent. Des brigands, men�s par Mikolas, aux ordres du Seigneur Bouc, attaquent une caravane de chevaliers allemands qu�ils tuent sans piti�, except� le jeune prince Kristian, qu�ils ram�nent � leur camp. C�est le d�but d�un affrontement violent avec Lazar, alli� des Allemands, seigneur voisin, qui destine sa fille, la belle Marketa, au service de Dieu.

Adapt� du roman �ponyme de Vladislav Vancura, consid�r� comme un sommet (inadaptable) de la litt�rature tch�que, MARKETA Lazarov� est une r�ussite unique, fresque �pique et sauvage, splendeur visuelle, conte tragique et chronique historique r�aliste. Le r�cit porte un souffle �l�giaque, entrecroisant deux histoires d�amour fou au milieu des batailles.

VIVE LA REPUBLIQUE Karel Kachyna
Grand Prix, Prix FIPRESCI VIII Festival de Mar del Plata 1966

1945, dans un petit village morave. Olin, 12 ans, souffre de sa petite taille, des railleries des enfants et d�un p�re violent. Il se r�fugie dans ses r�veries permanentes. Apr�s le repli des troupes allemandes, on attend l�arriv�e des chars de l�Arm�e rouge. Les villageois d�cident d�envoyer les enfants cacher les chevaux dans la for�t. C�est le d�but d�aventures aux fronti�res de la folie et de la mort.

Le film, d�une modernit� stup�fiante, relate la duret� de la guerre � hauteur d�enfant, la violence sid�rante pour l��poque n�emp�chant pas une inventivit� sc�naristique et visuelle de chaque plan. Les images lyriques et surr�alistes retranscrivent un univers po�tique digne d�un Bu�uel ou d�un Fellini. Un des OVNI de la Nouvelle Vague tch�coslovaque.

CHRONIQUE MORAVE Vojtech Jasny
121 mn � 1968 � Couleur � VOSTF
Prix de la mise en sc�ne Festival de Cannes 1969

Mai 1945. Dans l�euphorie de la Lib�ration, la vie quotidienne d�un petit village morave respire l�harmonie, la franche camaraderie et la ga�t�. Mais les temps changent... En f�vrier 1948, les communistes prennent le pouvoir. Il faut choisir son camp. Arrivent les expropriations, les proc�s d�intentions, les arrestations. L�amiti� dispara�t...

Regard lucide sur la transformation radicale d�un village. Cette chronique pittoresque et acerbe est nuanc�e par la tendresse de ses tranches de vie et par la po�sie des paysages changeants. Portrait d�une �poque, fresque �l�giaque et s�v�re condamnation du stalinisme, c�est l�un des incontestables chefs-d�oeuvre de la d�cennie, in�vitablement censur� � sa sortie.

DU COURAGE POUR CHAQUE JOUR Evald Schorm
89 mn � 1964 � N&B � VOSTFR
Grand Prix Festival de Locarno 1966

Jaroslav Lukas, un jeune ouvrier, travaille dans une grande usine de constructions m�caniques. Quelques ann�es auparavant, il est devenu rapidement et facilement un militant politique influent. Apr�s le congr�s qui d�nonce le culte de la personnalit�, il ne sait plus o� il en est et perd ses rep�res politiques et priv�s.

Avec ce film d�une grande force �thique et morale, Evald Schorm aborde avec lucidit� le d�sarroi d�un homme qui a sacrifi� sa jeunesse � un id�al qui s�av�re d�cevant. Il fait une entr�e fracassante dans le cin�ma tch�que devenant ainsi le ma�tre spirituel de la nouvelle g�n�ration de cin�astes d�non�ant la bureaucratie socialiste et le conformisme de la classe ouvri�re d�s 1964.