SUR LE GLOBE D'ARGENT

De : Andrzej Zulawski

Avec : Andrzej Seweryn, Krystyna Janda, Jerzyn Trela, Waldemar Kownacki
Pologne, 1977, PAL, 4/3 - 123 mn
zone 2, Couleur, mono


Indisponible à la vente actuellement


Titre original : NA SREBRNYM GLOBIE
Titre anglais : THE SILVER GLOBE

Version originale polonaise sous-titrée en français

Une équipe de cosmonautes atterrit sur la face cachée de la lune afin de fonder une nouvelle civilisation. Mais à mesure que les Anciens meurent, la société dégénère. Les colons, dont le nombre croit rapidement, se transforment peu à peu en une tribu qui s’entre-déchire. Le dernier survivant, un chroniqueur qui enregistre les images du quotidien, est pris pour un prophète par la seconde génération. Mais devant les crimes commis en son nom, il finit par se suicider… Lors d’une expédition de reconnaissance de l’autre côté de la mer, les guerriers sont décimés par les Cherns, une civilisation de monstres-oiseaux surpuissants…

Andrzej Zulawski réalise en 1971 LA 3EME PARTIE DE LA NUIT, son premier film, qui connaît un vif succès. Après avoir rencontré des problèmes avec LE DIABLE, qui est interdit par la censure polonaise en raison de la violence et de la cruauté de certaines scènes, il décide de travailler en France. L’IMPORTANT, C'EST D'AIMER en 1974, et POSSESSION en 1978 rencontrent une énorme reconnaissance critique et publique, qui ne s’est jamais démentie depuis. En 1976-1977, il tourne SUR LE GLOBE D'ARGENT, un film de science-fiction visionnaire. Neuf jours avant la fin du tournage, tout est stoppé par les autorités polonaises, toujours pour des raisons de censure. Il restera inachevé jusqu’à ce que Zulawski finalise un montage en 1987, le film inaugurant la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 1988.

L’auteur adapte ici « La Trilogie de la Lune », œuvre de son grand-oncle, Jerzy Zulawski. Le tournage est une énorme entreprise : des centaines de figurants, des décors et costumes somptueux. Le film est la traduction dans le genre de la science-fiction de l’univers violent et expressionniste du cinéaste. Extraordinaire expérience visuelle, la plus audacieuse dans l’œuvre de Zulawski, le film est aussi une réflexion métaphysique qui se nourrit de plans d’une beauté cruelle et radicale.