LA PASSAGERE

De : Andrzej Munk

Avec : Aleksandra Slaska, Anna Ciepielewska, Jan Kreczmar, Leon Pietraszkiewicz
Pologne, 1961-1963, PAL, 4/3 - 59 mn
zone 2, N&B, mono


Indisponible à la vente actuellement


Titre original: PASAZERKA
Titre anglais: PASSENGER

Version originale polonaise sous-titrée en français et version doublée en français

Liza subit un choc, quand, lors d’une croisière en compagnie de son mari, elle croit reconnaître parmi les passagers une jeune femme, Marta, ex-détenue du camp d’Auschwitz où elle était surveillante SS. Liza, dont le mari ignore cette partie de sa vie, se souvient de son passé terrifiant. Ce sont d’abord des fragments en vrac qu’elle arrange afin de construire un récit à l’intention de son mari, et dans le but de se justifier, mais peu à peu la véritable histoire se reconstitue.

Figure essentielle de la Nouvelle Vague polonaise, né en 1921 à Cracovie, Andrzej Munk étudie l’architecture et le droit avant de se consacrer au cinéma à l’école de Lodz. Il devient opérateur des actualités polonaises, puis réalisateur de films documentaires. Remarqué pour sa vision intelligente et ironique du nouveau mode de vie polonais, il signe plusieurs courts métrages avant de se lancer dans l’aventure du moyen métrage (LES HOMMES DE LA CROIX BLEUE en 1956) et du long en 1957 avec UN HOMME SUR LA VOIE qui lui vaudra une renommée immédiate. Ses films suivants connaîtront un succès sans cesse croissant jusqu’à son dernier long-métrage, LA PASSAGERE. Il mourra d’un accident de voiture pendant le tournage, à 41 ans.
Deux ans plus tard, ses amis et collaborateurs décidèrent de terminer le film avec les éléments existants. Cette œuvre hybride est composée d’images fixes avec une voix off et de longues séquences filmées à l'intérieur du camp. Paradoxalement, le récit acquiert une force qui lui donne une énorme portée éthique : faire œuvre de mémoire, avec une construction en forme de souvenir.

Dans ses « Histoire(s) du cinéma », Godard évoque ce film comme l'unique témoignage polonais sur les camps d'extermination.


Prix International de la critique à Cannes / Prix de la critique à Venise / Prix de la meilleure actrice à Aleksandra Slaska Varsovie / Hommage du Jury aux Festivals de Londres et Cannes.

« Munk n’était pas seulement le réalisateur le plus talentueux alors à l’œuvre en Pologne, mais encore l’une des personnalités les plus attachantes, les plus amusantes et les plus charismatiques de tout le cinéma polonais. »
Roman Polanski

"La Passagère échappe au symbolisme comme à l'exemplarité pour se transformer en un magnifique film de résistance, une lutte à mort qui ne s'exprime que par des regards." LES INROCKS

"Un film qui compte parmi les plus impressionnants de ce qui se tourna en fiction sur les camps de concentration." LE MONDE




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La passagere
envoyé par malavidafilms